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"L’intelligence émotionnelle deviendra l’indicateur de la réussite"

course de bateau PerfHomme
© MRW Zeppelin

Etienne Pierron est le directeur de l’agence PerfHomme nouvellement implantée à Rennes. Le cabinet de recrutement et conseil RH peut s’appuyer sur le savoir-faire et la force de frappe du réseau d’experts RH PerfHomme, présent partout en France. Son dirigeant souhaite voir une évolution des pratiques et placer l’intelligence émotionnelle au cœur des compétences managériales. Entretien.

Pouvez-vous nous présenter PerfHomme ?

L’aventure de PerfHomme commence en 2005 lorsque Jean-Charles de Fouchier, ancien DRH de grandes entreprises, crée son cabinet de recrutement et conseil RH à Clermont-Ferrand. En 2012, il décide de fonder le réseau RH PerfHomme pour développer l’activité sur le territoire national. Il y a aujourd’hui 23 implantations en France.

J’ai lancé PerfHomme à Rennes le 15 janvier 2020. Titulaire d’un doctorat en économie comportementale, ancien directeur général dans la fonction publique, j’ai ensuite travaillé au cabinet du département d’Ille-et-Vilaine puis comme directeur général du Cercle Paul Bert avant de me lancer dans ce projet passionnant.

Vous mettez en avant "le bien-être des personnes" dans votre approche du recrutement et de la formation. Expliquez-nous votre démarche…

Depuis 20 ans, je m’interroge et je travaille sur des questions qui touchent à la compréhension des comportements. Au fil du temps, j’ai déployé des compétences managériales et une vraie appétence pour la compréhension des émotions et les mécanismes cognitifs. Je me suis ainsi particulièrement intéressé à l’intelligence émotionnelle, un concept théorisé par le psychologue et journaliste scientifique Daniel Goleman. Il a démontré que les personnes qui réussissent le mieux sont celles qui ont le quotient émotionnel le plus élevé et non celles dont le quotient intellectuel le plus élevé.

En France, nous sommes les champions du monde du burn out : cette situation engendre des coûts financiers et humains importants. Il est temps de s’interroger profondément sur nos pratiques. Les managers dotés de qualités d’empathie, d’écoute et d’une bonne conscience de soi contribuent à favoriser l’engagement des collaborateurs et leur épanouissement au travail. C’est un cercle vertueux.

Pendant trop longtemps, le QI a été l’indicateur suprême de l’évaluation. Or, on le sait aujourd’hui scientifiquement, l’intelligence émotionnelle joue un rôle plus important dans nos réussites.

En quoi l’approche de PerfHomme est-elle différente de celles des autres cabinets ?

Notre approche est multiple. Grâce au partenariat avec Profile International, PerfHomme a développé une méthodologie innovante d’accompagnement des dirigeants dans leur processus de recrutement. Notre objectif est de trouver le bon collaborateur : celui qui saura s’engager dans le long terme dans l’entreprise. Nous faisons donc du recrutement prédictif, rendu possible grâce à l’outil d’assessment PXT fourni par Profile qui nous permet d’évaluer à la fois les compétences cognitives, les capacités comportementales et les motivations intrinsèques du candidat.

D’autre part, nous suivons le nouveau collaborateur pendant toute sa période d’essai et nous sommes en relation avec son responsable direct pour assurer sa bonne intégration. Nous apportons ainsi les bons conseils managériaux afin que la coopération s’opère au mieux possible.
Enfin, le réseau national PerfHomme nous permet de faire un large sourcing en interne et d’avoir accès à un éventail étendu de profils.
Ce sont pour toutes ces raisons qu’aujourd’hui PerfHomme est reconnu par le journal Les Echos comme un des 15 meilleurs cabinets de recrutement en France.

Est-ce que les entreprises externalisent de plus en plus le recrutement ? Si oui pourquoi ? Des secteurs en particulier ?

Notre rôle est d’optimiser la réussite d’un recrutement pour minimiser les risques d’échecs car nous savons ce que coûte pour une entreprise un recrutement raté. Il est donc nécessaire de se reposer sur des structures qui disposent de savoir-faire et d’outils capables de trouver le bon candidat : avec les compétences adaptées, le bon savoir-être, les bonnes motivations, tout en étant en adéquation avec la culture de l’entreprise. Ces éléments assureront son engagement sur le long terme. A titre d’exemple, un commercial sur cinq quitte volontairement son entreprise chaque année. Ce turn over est une source d’inefficience pour les organisations.

Nous maîtrisons donc toute la chaîne de recrutement, de la modélisation du poste jusqu’à l’onboarding (l’accompagnement à l’intégration). Nous sommes sur des taux de 94 % de réussite après la période d’essai. Nous sommes par ailleurs adhérents Syntec et attachés à l’approche déontologique de nos missions.

Que ce soit des TPE/PME ou des grands groupes, il y a des besoins en recrutement mais aussi des besoins d’accompagnement en management et malheureusement aujourd’hui encore plus en outplacement*.

« A Rennes, on trouve cette qualité de vie recherchée »

 

Quels sont vos arguments pour attirer des talents à Rennes ?

Les nouvelles générations qui arrivent sur le marché du travail ont une demande très forte de sens dans la mission qu’ils vont conduire et un souhait d’équilibre entre leur vie personnelle et leur vie professionnelle. A Rennes, on trouve cette qualité de vie recherchée.

Chez PerfHomme, nous avons des retours très positifs des candidats que nous suivons. Cela contribue à améliorer la marque employeur des entreprises et participe au développement de leur politique RSE. Nous mettons l’accent sur la notion de onboarding car nous savons que les premiers jours d’intégration et d’accueil sont essentiels pour le candidat dans son désir de s’engager.

Une entreprise qui se soucie de la procédure de recrutement, de la manière dont les candidats sont accompagnés, investie dans son image, dans l’amélioration de sa marque employeur. C’est un plus pour attirer les meilleurs profils.

« La crise sanitaire renforce ce désir de quitter la région parisienne »

Faire carrière à Rennes, c’est possible ?

Quand on voit le développement de Rennes et de la région Ouest, c’est tout à fait possible. Nous sommes dans un écosystème très développé. Le tissu économique est diversifié avec des TPE/PME à fort potentiel et des grands groupes où l’on peut évoluer. La proximité de Paris grâce à la LGV est un élément différenciant également. Et puis la crise sanitaire que nous connaissons renforce ce désir de quitter les grands centres urbains et plus particulièrement la région parisienne. Fin août, un sondage de Cadremploi estimait d’ailleurs que 8 cadres sur 10 étaient prêts à quitter Paris pour une ville moyenne ou une autre métropole.

Vie professionnelle et vie personnelle à Rennes, est-ce le combo gagnant ?

J’ai l’exemple d’un cadre d’une cinquantaine d’année qui vit à Paris, qui travaille à la fois dans la région parisienne et à Rennes deux fois par semaine. Il s’interroge sur le fait de venir s’installer à Rennes et quitter Paris pour une meilleure qualité de vie.

Je crois que la taille humaine de Rennes, son offre culturelle, son offre de services à la personne et bien sûr sa proximité avec la mer, sont des atouts essentiels. Ils permettent d’allier les ambitions professionnelles et l’équilibre personnel et familial.

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